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đŸŽ™ïž PÉTRONILLE ROSTAGNAT : L’ INTERVIEW !

DerniĂšre mise Ă  jour : 10 mai


PĂ©tronille Rostagnat

Photo : Melania Avanzato


Rencontre avec la pétillante Pétronille Rostagnat pour cette 9Úme interview. Une auteure qui s'est imposée comme une des révélations du polar français. Je vous invite à découvrir son univers littéraire.


MERCI INFINIMENT PÉTRONILLE POUR TA DISPONIBILITÉ ET TA GENTILLESSE



AgĂ©e de 43 ans, trois enfants. Elle vit actuellement Ă  DubaĂŻ. Elle se dit aujourd’hui qu’elle est une femme de quarante ans qui a trouvĂ© sa voie. Rien ne la destinait Ă  prendre la plume un jour.

Jeune diplĂŽmĂ©e, elle s’imaginait suivre une carriĂšre professionnelle en Marketing. Elle ne pensait pas se dĂ©couvrir une passion pour l’écriture Ă  32 ans ! L’expatriation l’a amenĂ© Ă  se poser de vraies questions sur ce qu’elle voulait faire et Ă  sortir de la ligne de vie qu’elle pensait suivre initialement.

Aujourd’hui, Ă  la vue du chemin qu’elle a parcouru, elle se dit que cela a Ă©tĂ© une vraie chance ! À partir du jour oĂč elle s’est installĂ©e derriĂšre son ordinateur et que les premiĂšres pages de son roman sont nĂ©es, l’écriture est devenue une vĂ©ritable passion. Tout le cheminement de sa vie professionnelle a Ă©tĂ© chamboulé et elle n’aspire plus qu’à Ă©crire encore et encore. Elle est intimement persuadĂ©e que sa vie n’aurait pas pris le mĂȘme chemin si elle n’étais pas partie vivre Ă  Shanghai puis Ă  DubaĂŻ.


Actuellement, elle se lance dans de nouveaux dĂ©fis. Deux de ses romans sont en cours d’adaptation audiovisuelle. Elle participe Ă  l’écriture des scĂ©narios et dĂ©couvre ce mĂ©tier, cette nouvelle façon d’écrire et y prend beaucoup de plaisir.


  • Qu’est-ce qui t'a poussĂ© Ă  Ă©crire ? Et pourquoi le polar ou thriller ?


Si j'ai toujours aimĂ© lire et, ce depuis l'adolescence, l'envie d'Ă©crire n'est arrivĂ©e que tardivement. Je n'ai pas suivi de cursus littĂ©raire. AprĂšs un bac ES, j'ai intĂ©grĂ© une Ă©cole de commerce pour travailler ensuite en tant que Responsable Marketing dans diffĂ©rents groupes internationaux. A la naissance de mon deuxiĂšme enfant, et aprĂšs une premiĂšre expatriation de 4 ans Ă  Shanghai, j'ai ressenti le besoin de me rĂ©aliser dans un projet plus personnel, que je puisse concrĂ©tiser n'importe oĂč, mĂȘme Ă  l'Ă©tranger. Le dĂ©sir d'Ă©crire est alors apparu. Vous ne trouverez, sur ma table de chevet, que des thrillers psychologiques, des romans noirs ou bien des polars
 En tant que lectrice, je ne vibre que pour les intrigues policiĂšres. Le choix du polar a donc Ă©tĂ© une Ă©vidence. Mon style est peut-ĂȘtre un mĂ©lange de toutes mes lectures. Mon Ă©criture me ressemble. Je vais Ă  l’essentiel, je privilĂ©gie l’action et la psychologie de mes personnages. Mes chapitres se terminent par une rĂ©vĂ©lation qui donne envie au lecteur de tourner la page. Écrire un polar est un vrai exutoire. Vous pouvez passer outre tous les interdits, une vĂ©ritable jouissance !


  • Le sujet de ton dernier livre « Quand tu ouvriras les yeux » s’est-il imposĂ© de lui-mĂȘme ?


Pour moi, il est important que mes romans soient crĂ©dibles et rĂ©alistes. N'appartenant pas aux forces de l'ordre et n'exerçant pas dans le milieu judiciaire, je ne peux puiser mon inspiration dans ma vie professionnelle. Je nourris alors mon imaginaire en allant chercher l'information lĂ  oĂč elle se trouve. Je suis abonnĂ©e Ă  des podcasts, je lis la presse et je rencontre de nombreux policiers. Je m'inspire de faits rĂ©els et de tĂ©moignages. Mon cinquiĂšme roman, «je pensais t’épargner » abordait un sujet de sociĂ©tĂ© peu vu dans le polar : les hommes battus. J’avais pris beaucoup de plaisir Ă  l’écrire, je recherchais donc pour mon prochain roman un sujet aussi percutant et mĂ©connu du grand public. Un matin, je suis tombĂ©e via un podcast sur le tĂ©moignage de deux jeunes mineures : Nina, quinze ans, et ChloĂ©, dix-sept ans qui se prostituaient. En effectuant des recherches sur le web, j’ai constatĂ© que l’itinĂ©raire de ces deux jeunes femmes Ă©tait le reflet de celui de milliers d’adolescentes.  J’ai alors dĂ©couvert le mot « michetonneuse », dĂ©signant ces jeunes filles qui entretiennent des rapports romantico-sexuels avec des hommes dans le but d’obtenir des faveurs financiĂšres et matĂ©rielles. Le sujet de « Quand tu ouvriras les yeux » Ă©tait lĂ . Je me suis inspirĂ©e de ce fait de sociĂ©tĂ©, puis j’ai laissĂ© mon imaginaire faire le reste...


  • OĂč Ă©cris-tu ? À quel moment de la journĂ©e ? Combien de temps consacres-tu Ă  l’écriture ?  


J'adore Ă©crire tĂŽt le matin quand toute la maison dort encore. J'allume une petite lumiĂšre, mon ordinateur et mes doigts pianotent sur mon clavier. Seul le bruit des touches m'accompagne. Je n'Ă©coute pas de musique, j'apprĂ©cie le silence pour Ă©crire. Je suis trĂšs productive au rĂ©veil. Je peux Ă©crire trois pages en une heure avant que les enfants partent Ă  l’école, et mettre cinq heures pour Ă©crire une page l'aprĂšs-midi ! Je ne peux Ă©crire sans une tasse de cafĂ© Ă  cĂŽtĂ© de moi. C'est une addiction. Je n'arrive pas à éteindre mon tĂ©lĂ©phone portable non plus, et me laisse souvent distraire par les notifications Facebook ! J'ai toujours avec moi un calepin oĂč j'annote mes idĂ©es. Au dĂ©part, je m'applique Ă  bien Ă©crire, mais Ă  la fin, tout est rayĂ©, entouré  un vrai cahier de brouillon. Je peux Ă©crire partout. Je n’ai pas de piĂšce ou d’endroit dĂ©diĂ©. Je navigue entre les diffĂ©rentes piĂšces de ma maison et des cafĂ©s oĂč j’ai mes habitudes.  

Entre l’élaboration de la trame gĂ©nĂ©rale, le temps de l’écriture et toute la phase de correction, je consacre une annĂ©e entiĂšre à la crĂ©ation d’un roman. Cela ne signifie pas que j’écrive tous les jours et 7 heures par jour. Non, loin de lĂ . L’écriture doit rester un plaisir. Il y a des pĂ©riodes, oĂč je n’arrive pas Ă  Ă©crire une ligne. Je ne culpabilise pas. Je fais autre chose et un jour, l’envie, le besoin de me mettre derriĂšre mon ordinateur revient. Cependant, quand je suis dans une phase d’écriture, il m’est pĂ©nible de devoir éteindre mon Ă©cran d’ordinateur. Les nuits me paraissent longues et sont perçues comme une perte de temps. Il m’arrive de me lever à 3 h du matin pour Ă©crire dans ces moments-lĂ . 


  • Fais-tu un plan ou ton histoire vient Ă  toi d'elle-mĂȘme ? As-tu besoin d'une ambiance particuliĂšre (musique, lumiĂšres, etc 
 ) ? 


Certains auteurs vont Ă©laborer le squelette de leur histoire pendant des semaines avant de se plonger dans l’écriture de leurs romans. Je suis incapable de suivre cette dĂ©marche. J’ai un besoin viscĂ©ral de me jeter Ă  l’eau dĂšs que j’ai trouvĂ© mon idĂ©e. Quand je commence une nouvelle histoire, je connais mes premiers chapitres et la fin, mais je ne sais pas du tout ce qui va se passer entre temps. J’écris au fur et Ă  mesure. Je ne supporterais pas de tout connaĂźtre de mon intrigue et de mes personnages dĂšs le prologue. J’écris comme je lis un livre. J’ai besoin de me surprendre, d’aller dans des directions oĂč le matin mĂȘme je n’aurais pas pensĂ© aller. On peut trouver cette technique de travail brouillon. Je vous rassure, vivant avec mes personnages H-24 pendant ma phase d’écriture, la trame reste cohĂ©rente
 et je me relis de nombreuses fois.


  • Comment fais-tu tes recherches pour les lieux, les personnages, afin d'apporter du rĂ©alisme Ă  ton histoire ? 


Mes recherches suivent cette mĂȘme logique. J’effectue mes investigations au fur et Ă  mesure de mon Ă©criture. En ce moment, le roman, sur lequel je travaille, se passe en partie Ă  l’hĂŽpital LariboisiĂšre Ă  Paris. Je ne peux inventer l’endroit. C’est un bĂątiment emblĂ©matique, en travaux actuellement, qui ne pourrait tolĂ©rer une erreur dans sa description. Avant de me lancer, je navigue sur le web des heures durant. Je visionne des reportages sur les travaux de l’hĂŽpital, je lis des articles. Quand je sens que je maitrise le lieu, j’attaque le chapitre en question. Je compte en moyenne une heure de recherche pour une page Ă©crite, soit 300 heures de travail d’investigation par roman. Cela peut paraĂźtre beaucoup ou peu selon. Ces phases de recherche ne sont pas laborieuses pour moi. J’apprends tellement de choses, je me nourris de toutes ces informations. Je trouve cela passionnant. Je n’ai pas l’impression de travailler, je m’éclate.


  • Tu as publiĂ© derniĂšrement un nouveau roman « Comment te croire », peux-tu nous en parler ?



C’est un one-shot qui a Ă©tĂ© laborieux Ă  Ă©crire. Je venais de perdre ma maman d’un cancer, se mettre Ă  l’écriture n’a pas Ă©tĂ© aisĂ©. L’étĂ© est arrivĂ©, je ne trouvais pas l’inspiration, mais je me suis accrochĂ©e.  En effectuant des recherches sur internet, je suis tombĂ©e un peu par hasard sur l’incroyable histoire de James Leininger, un petit garçon sans problĂšme qui vers l'Ăąge de 2 ans a commencĂ© Ă  faire des cauchemars terribles et a criĂ© des expressions Ă©tranges comme, "l'Avion en feu ! Petit homme ne peut pas sortir !". S'ensuivirent des dĂ©tails prĂ©cis racontĂ©s de façon cohĂ©rente, sur un pilote de la Seconde Guerre mondiale - James Huston – sa vie et son histoire. J’ai Ă©tĂ© happĂ©e par ce tĂ©moignage. CĂ©lia, ma nouvelle hĂ©roĂŻne, Ă©tait nĂ©e



Ce roman est diffĂ©rent de mes autres romans. Mon hĂ©ros principal, Jean Pagen, est un chef de groupe de l’ORCVP (l’Office central pour la rĂ©pression des violences aux personnes) Ă  la retraite qui est obnubilĂ© par une affaire qu'il n'a pu rĂ©soudre : la disparition d’une adolescente, Alice Bastide, Ă  Franconville en 2015.  Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, il dĂ©cide de s’installer chez sa fille Florence avec l’envie de profiter de ses petits-enfants, sans pour autant se sĂ©parer du dossier Bastide. Nous dĂ©couvrons alors, CĂ©lia, sa petite-fille, qui est victime de terreurs nocturnes depuis plusieurs annĂ©es. Florence, sa mĂšre, est perdue par ce que traverse sa fille alors qu’elle doit elle-mĂȘme faire la paix avec son pĂšre si longtemps absent. De nouveaux Ă©lĂ©ments vont permettre Ă  Jean de relancer l’enquĂȘte Bastide, aidĂ© de son ancien collĂšgue le commandant Yves Touveneau. Une chose va ĂȘtre trĂšs Ă©trange : CĂ©lia, ĂągĂ©e de 6 ans, semble dĂ©tenir des piĂšces de ce cold case jamais rĂ©solu



  • Pour terminer cette entrevue, je te laisse le mot de la fin



Croire en ses rĂȘves et ne rien lĂącher





Pour dĂ©couvrir plus amplement l’univers de cette grande auteure de thriller, je vous invite Ă  dĂ©couvrir son site internet : PĂ©tronille Rostagnat

Vous pouvez aussi vous procurer ses livres aux Éditions Incartades, Marabout et HarperCollins.





PĂ©tronille Rostagnat. Quand tu ouvriras les yeux

=> QUAND TU OUVRIRAS LES YEUX


«  Maman, il faut cacher le corps.  »


Depuis son divorce, Marion sombre dans la dĂ©pression. AssommĂ©e de mĂ©dicaments, elle rĂ©alise Ă  peine qu’à 16 ans, sa fille Romane a bel et bien quittĂ© l’enfance. Jusqu’au soir oĂč Romane rentre Ă  la maison en Ă©tat de choc. Elle vient tout juste de rĂ©chapper d’une agression, et ses vĂȘtements sont couverts de sang. Le sang de l’homme qu’elle a tuĂ©. Marion est prĂȘte Ă  tout pour protĂ©ger sa fille. MĂȘme Ă  croire Ă  sa version des faits, qui s’émaille pourtant chaque jour de nouvelles rĂ©vĂ©lations. Mais Pauline Carel, avocate, compte bien faire la lumiĂšre sur ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© cette nuit-lĂ .




PĂ©tronille Rostagnat. Comment te croire ?

=> COMMENT TE CROIRE ?


Son nouveau thriller, sorti le 13 mars 2024


« Qui laisse une trace, laisse une plaie. »


Depuis six ans, Jean, commandant de police Ă  la retraite, est obnubilĂ© par une enquĂȘte qu'il n'a su rĂ©soudre : la disparition en 2015, Ă  Fraconville, de l’adolescente Alice Bastide. Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer incurable, aprĂšs avoir, sa vie durant, tout donnĂ© pour son mĂ©tier, il tente de se rapprocher de sa famille.

CĂ©lia, sa petite-fille, est victime de terreurs nocturnes depuis plusieurs annĂ©es. Florence, sa mĂšre, tente de comprendre ce que traverse sa fille alors qu’elle doit elle-mĂȘme faire la paix avec ce pĂšre si longtemps absent. Comment accepter la relation fusionnelle qu’il noue avec CĂ©lia. Que lui cachent-ils ?

De nouveaux Ă©lĂ©ments vont permettre Ă  Jean de relancer l’enquĂȘte, aidĂ© de son ancien collĂšgue le commandant Yves Touveneau. Quels secrets Alice cachait-elle ? Pourquoi CĂ©lia semble-t-elle dĂ©tenir des piĂšces de ce puzzle ?

Un thriller glaçant oĂč le mystĂšre habite le suspense et les apparences souvent trompeuses.


 

En bref



Des rencontres lors de salons littéraires mais aussi un moment plus intimiste et trÚs agréable à l'occasion de sa venue chez France Loisirs à Lons-le-Saunier (39).


J'ai découvert la plume de Pétronille avec Un jour tu paieras, un style direct et addictif.



Vous pouvez suivre Pétronille Rostagnat sur :




DĂ©couvrez mes chroniques pour :








Découvrez son dernier thriller, COMMENT TE CROIRE ? disponible en version broché et numérique aux éditions HarperCollins et en version audio chez Audible


PĂ©tronille Rostagnat. Comment te croire ?










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Cette interview est menée par Marie-Laure, blogueuse et chroniqueuse de Ma Folie Livresque


N'hésitez pas à laisser un commentaire ou me contacter...


 

âžĄïžÂ Prochaine interview :


La prochaine rencontre sera l'un des plus grands spécialistes du poker en France.

Il s'est lancé avec succÚs dans l'écriture et s'impose comme un auteur de thrillers incontournable, Alexis Laipsker.






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