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Interview POLICIER/GENDARME - Éric Dupuis

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    Mafolielivresque
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Interview Policier ou Gendarme, Eric Dupuis, Ma Folie Livresque

Interview Policier ou Gendarme, Eric Dupuis, Ma Folie Livresque

Pouvez-vous vous présenter ?


Eric DUPUIS, 60 ans, originaire du Pas-de-Calais. Après une carrière de 34 dans la police nationale, en région parisienne, j’ai pris ma retraite et je me suis installé dans les Pyrénées Orientales. 


Quel est votre grade et vos principales missions ?


J’ai commencé Policier Auxiliaire (1er contingent au service national), puis Gardien de la Paix et j’ai terminé Major RULP (responsable d’unité locale de police).

J’ai effectué diverses missions :

  • Service générale (mission d’aide, assistance et sécurité de la population...)

  • Brigade d’intervention (assimilée à la BAC – brigade anti-criminalité) mais de jour et en uniforme.

  • Formateur en activités physiques et professionnelles (Tir, Self-défense et Gestes Techniques Professionnels d’Intervention) où je me suis occupé de la formation continue des collègues, mais aussi initiale des Cadets de la République et des Adjoints de Sécurité.

  • J’ai terminé ma carrière Chef de la BST – brigade spécialisée de terrain – où mon unité devait combattre toutes formes de trafics dans les QRR – quartiers de reconquête républicaine – en banlieue parisienne : stupéfiants, armes, cigarettes, fausse monnaie... 


Comment vous est venue l’envie de devenir policier ou gendarme ?


N’ayant pas l’envie de faire de longues études, je me suis présenté à plusieurs concours. J’ai été reçu à celui d’infirmier, de contrôleur des PTT et de Gardien de la Paix. Je n’ai jamais regretté mon choix.


Que pensez-vous des romans écrits par vos collègues en activité ou retraités ?


J’apprécie le réalisme des enquêtes, des interventions et on remarque l’absence d’erreur de procédure, ce qui, malheureusement se voit assez régulièrement dans le monde du polar. Dernièrement j’ai lu un polar où l’affaire se déroulait de nos jours et où l’auteur (qui n’était pas policier) mentionnait l’inspecteur de police chargé de l’enquête... alors que ce grade a disparu depuis 1995, avec la réforme des corps et carrière ! 


Est-ce représentatif par rapport à votre métier ?


Pas toujours, pour la simple raison que certains sont des anciens flics d’investigation et dans leurs fictions, on retrouve leur mode de fonctionnement en PJ (police judiciaire). Or, moi, j’ai effectué la majeure partie de mon métier de flic sur le terrain, en uniforme. 


Vous identifiez-vous parfois dans les histoires de ces polars ?


Il est évident que le rapprochement ou les mises en situations font ressurgir des souvenirs de police. Flic un jour, flic toujours !.


Pouvez-vous nous raconter en quelques mots une enquête qui serait digne de devenir un polar ?


Je vais coller à la réalité. L’affaire Jubillar est une enquête qui ferait un superbe polar, tant les rebondissements sont incroyables. D’abord, la disparition de la victime qui interroge. Ensuite, l’arrestation du mari qui clame son innocence. Les familles qui restent dans l’incertitude... Les avocats qui insistent pour faire libérer leur client injustement incarcéré... Le procès, la condamnation en absence de corps, et un formidable rebondissement quand l’auteur, incarcéré, avoue « être à l’origine de la disparition de sa femme ». Avec l’incertitude une nouvelle fois de savoir si le corps de la victime sera enfin retrouvé, pour que la famille puisse faire son deuil. 


Parmi tous vos ouvrages, quel est celui qui fait le plus référence à votre métier ou aux missions que vous avez exercées ?


Sans hésiter, mon tout premier « FLICS » qui retrace la vie compliquée d’un policier en région parisienne qui doit mener de front sa vie professionnelle et sa vie de famille... 


Quelle est votre actualité littéraire ?



Je viens de publier « La loi des oubliés » chez Aubane éditions (une histoire qui se déroule dans le Nord de la France) et « Les arènes du mal » chez TDO éditions (une histoire qui se déroule dans le sud de la France).






Je termine en ce moment un roman noir (ce sera mon premier) et je serai le Directeur de collection, pour la seconde fois, du prochain recueil « 22 v’là les flics » qui sera édité chez Mareuil éditions, réunissant 22 auteurs policiers ou anciens policiers dans un recueil de nouvelles dont les droits seront reversés à Orpheopolis, l’organisme qui œuvre pour les orphelins de la police nationale.

Sortie prévue en Mars 2027 ! 


Le mot de la fin


Je pense que le policier ou ancien policier sait de quoi il parle. C’est une plus-value pour plusieurs raisons. 1 – il ne se trompe jamais sur les procédures ; 2 – le réalisme des situations, des crimes et des ramifications au niveau fausses pistes ; 3 – l’étude psychologique des personnages respirent le vécu

Raison pour laquelle nous venons de créer « RESERVOIR COPS », une association présidée par Christophe Gavat, ancien commissaire divisionnaire, président d’honneur Olivier Marchal, afin de promouvoir les écrits des policiers auprès des maisons de production audio-visuelle.




Merci à Éric Dupuis d'avoir accepté de partager son parcours, son expérience et sa vision de son métier et des romans policiers.


Interview POLICIER/GENDARME - Éric Dupuis réalisée par Marie-Laure, blogueuse et chroniqueuse de Ma Folie Livresque

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