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🎙️ JOHANA GUSTAWSSON : L'INTERVIEW !



Auteure de plusieurs romans à succès, la belle et talentueuse Johana m'a fait l'honneur de se prêter au jeu des questions/réponses pour cette première interview d’auteur(e)s.


MERCI INFINIMENT JOHANA POUR TA DISPONIBILITÉ ET TA GENTILLESSE.


Johana Gustawsson, marseillaise aux origines valenciannes, vit sur une île en Suède avec ses trois mini-vikings. Entre frustration d’être loin de sa Provence natale et de son Garlaban « couronné de chèvres », comme le décrivait Pagnol, elle laisse aller son inspiration qui la mène à de belles réalisations littéraires fascinantes « je tue à tour de bras » affirme-t-elle avec humour !


  • Fais-tu un plan ou l'histoire vient à toi d'elle-même ? As-tu besoin d'une ambiance particulière (musique, lumières, etc...) ?


Je suis une forcenée du plan: j’ai besoin de savoir où je vais. Je connais la fin, les différents retournements de situation, et évidemment, mes personnages, qui sont toujours la clé de tout. Et je soigne aussi bien les personnages secondaires que les principaux et j’adore ça! Une fois que j’ai le synopsis de mon livre, l’équivalent d’une quatrième de couverture en termes de longueur, je crée ce que j’appelle un squelette, qui est un chapitrage du livre; puis je commence la phase d’écriture, pour envelopper mon squelette de chair. Par contre, je n’ai pas besoin d’une ambiance particulière, juste que mes enfants soient à l’école pour avoir un brin de silence dans la maison!


  • Pour écrire ton livre, as-tu besoin de recherches pour décrire la réalité d'un lieu ou est-ce la passion pour la région ou dudit lieu qui transpire dans tes descriptions ?


Des deux, je dirais. Je suis une grande fanatique de recherches: j’aime m’imprégner des lieux dont je vais parler et je me perds souvent dans ces recherches: c’est mon gros défaut! Mais la passion est nécessaire, elle nourrit mon travail. Si un lieu transpire une atmosphère particulière, une atmosphère qui me captive, alors je fonce, comme ce fut le cas pour L’Île de Yule, où c’est la découverte de Storholmen, une île à quelques pas de chez moi, dans la baie de Stockholm, qui m’a donné le sujet de mon roman. Lorsque je me suis rendue à Storholmen, j’ai été fascinée par ce que cette île dégageait, comme si des fantômes s’étaient accrochés à mes pieds et alourdissaient mes pas, pour que je m’arrête, les écoute et raconte leur histoire.


  • Dans tes précédents livres, les personnages principaux sont essentiellement des femmes. Envisages-tu des personnages principaux masculins ? Et puis va-t-on retrouver Emily Roy et Alexis Castells ?


Dans L’Île de Yule, j’ai fait une première avec Karl Rosén. J’avais envie de créer un personnage principal masculin depuis La Folly qui porte l’histoire tout autant que mes protagonistes féminines. C’était important de passer ce cap, de me détacher- sans l’oublier- de mon désir premier qui datait de Block 46 et du duo Roy et Castells, de mettre en lumière des femmes et de les placer au devant de la scène. J’avais envie de donner la parole à un homme, un homme qui a un désir d’enfant, un homme amoureux, un homme qui souffre.


Quant à Emily Roy et Alexis Castells, j’ai en effet le projet de les faire revenir. J’aimerais beaucoup m’y atteler après le roman que je suis en train d’écrire et qui sortira en janvier 2025. Je suis encore très en retard, comme d’habitude!



Pour découvrir l'univers littéraire de cette grande auteure de thrillers, je vous invite à cliquer sur les livres ci-dessous :








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En bref :


Ma première rencontre avec Johana a été au Quais du Polar en 2016 à Lyon.

J’adore cette auteure au sourire rayonnant et éclatant qui vous ensorcèle. Sa joie de vivre est communicative.


J’ai lu son premier thriller BLOCK 46, une histoire captivante qui nous fait voyager entre Londres, la Suède et un flashback dans le camp de concentration de Buchenwald en Allemagne, en 1944.

Johana Gustawsson nous plonge dans l’horreur.

Un roman noir difficile de lâcher. Une plume détaillée de l'auteure m'a conquise.

Un page-tourner !


Depuis, je suis son parcours et la rencontre, avec à chaque fois le même plaisir, sur les salons littéraires.


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