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🎙️ PAULINE SALVI : L’INTERVIEW !

  • Photo du rédacteur: Mafolielivresque
    Mafolielivresque
  • 21 janv.
  • 6 min de lecture

Pauline Salvi, Ma Folie Livresque
Crédit photo : Pauline Salvi

Pour cette 60ᵉ interview, j’ai le plaisir de vous présenter Pauline Salvi, auteure de polars, dont « Je donne ma langue au chat », paru en avril 2025 aux éditions Les Coudés Franches, a reçu le prix Découverte La Vouivre 2025 pour un premier polar, lors du salon L’Automne sera noir au Deschaux.


Elle nous ouvre les portes de son univers, partage ses sources d’inspiration et dévoile quelques-uns de ses secrets d’écriture.


MERCI INFINIMENT, PAULINE, POUR TA PARTICIPATION ET TA GENTILLESSE



Pauline Salvi, 43 ans, est mariée et maman de deux enfants. Coordinatrice pour la mission de lutte contre le décrochage scolaire, elle a cependant eu plusieurs vies professionnelles avant cela. Elle a pratiqué le théâtre pendant 10 ans, passant d’ouvreuse à metteuse en scène, et a participé à de nombreux spectacles variés. Par la suite, elle s’est engagée dans le milieu associatif et dans celui de l’éducation. Pauline a toujours ressenti le besoin de faire quelque chose qui ait du sens, dans un monde qui, malheureusement, en perd chaque jour.


  • Qu’est-ce qui t'a poussé à écrire ? Et pourquoi le polar ?  


J'ai toujours inventé, joué et aimé raconter des histoires. Enfant, je gribouillais des nouvelles, je faisais des sketchs, de la musique et le théâtre est entré dans ma vie. En 2015, j’ai écrit mon premier roman, Mektoub (Edilivres), un récit de portraits croisés et de voyages. Je l’ai sorti en catimini, je ne m’assumais pas vraiment en tant qu’écrivaine. Mais ce qui était sûr, c’est que le besoin viscéral d’écrire et de raconter des histoires ne m’a jamais quitté. Il fallait juste que je l’assume et que je lui fasse de la place dans ma vie ! Quand j’ai sorti Mektoub, je savais déjà que le prochain serait un polar, car je suis une fan du genre et j’adore les intrigues bien ficelées !


  • Le sujet de ton livre, « Je donne ma langue au chat », publié en avril 2025 aux éditions Les Coudés Franches, s’est-il imposé de lui-même ?


Oui, on peut dire ça. Du plus loin que remontent mes souvenirs, j’ai l’image d’un corps de femme retrouvée sur les quais bisontins à Rivotte, une femme qu’on aurait accusée de sorcellerie. Finalement l’histoire de « Je donne ma langue au chat » a beaucoup changé et évolué au fil de l’écriture mais il reste Rivotte, les femmes et la sorcellerie !


  • Où écris-tu ? À quel moment de la journée ? Combien de temps consacres-tu à l’écriture ? 


Je suis du matin ! Définitivement ! J’aime m’y mettre au réveil, quand aucune autre idée parasite de la « vraie vie » n’a encore traversé mon esprit.

J’ai écrit « Je donne ma langue au chat », pendant une période de chômage, dans mon bureau, à peu près six heures par jour.

Mais aujourd’hui c’est plus la même de trouver du temps, alors je banalise des semaines pendant mes vacances (vive l’Education Nationale!) et pour ne pas perdre le fil et la matière de mon histoire, je bloque une demi-journée le week-end et je profite de petits moments pour la partie documentation. Mais ça n’avance pas aussi vite que j’aimerais !


  • Fais-tu un plan ou ton histoire vient à toi d'elle-même ? As-tu besoin d'une ambiance particulière (musique, lumières, etc. ) ?


Je pose le début, le milieu (la rupture) et la fin. 

J’aime également faire des fiches personnages pour connaître leurs histoires, leurs particularités, leurs langues. J’élabore une architecture grossière dans mon carnet, je prends beaucoup de notes, je fais des schémas, des incisions et des collages. Mais je me laisse aussi de l’espace pour que ce qui surgit librement, sans crier gare, puisse se glisser dans l’intrigue.

Par exemple, la semaine dernière, je savais que je devais bosser sur un chapitre qui devait partir d’un point A à un point B. Et pendant que j’écrivais, deux personnages sont nés, des jumeaux qui ont répondu à mon besoin de « bascule », qui ont surgi presque de nulle part (je dis presque, car je sais que ça vient sûrement d’un des tiroirs de mon esprit qui mouline en sous-main pendant que je dors!).

Bref, une architecture bien solide pour laisser le reste s’inventer au fur et à mesure.

Pour l’ambiance, ça dépend, mon histoire du moment s’écrit en silence mais pour « Je donne ma langue au chat », c’était Schubert en boucle !


  • Comment fais-tu tes recherches pour les lieux, les personnages, afin d'apporter du réalisme à ton histoire ? 


Je fais beaucoup de recherches pour nourrir mes récits. Pour la partie historique de « Je donne ma langue au chat », ce sont des heures passées dans la Bibliothèque du Patrimoine pour comprendre Besançon au XVIIᵉ, et visualiser les rues, la politique et la vie quotidienne. Évidemment, mon récit n’a rien d’historique au sens scientifique du terme, mais l’histoire devait absolument s’inscrire dans une réalité plausible, et je crois que ça marche justement parce qu’il y a beaucoup de « vrai » comme socle. 

Ça c’est pour la partie historique, mais je me documente beaucoup en général, ça nourrit beaucoup mon imagination. Et pour une enquête policière, il m’a semblé aussi important d’échanger avec des gens du métier, de m’appuyer sur autre chose que les séries dont je raffole !


  • Quels sont tes futurs projets d’écriture ? 


J’ai retrouvé ma commissaire Aliénor de Staël cet été et depuis on invente une nouvelle aventure ensemble. Et ça commence par un couple mystérieux, une disparition, un début de révolution et un crâne retrouvé dans le massif du Jura… À suivre...


  • Pour terminer cette entrevue, je te laisse, le mot de la fin.


Depuis la sortie de « Je donne ma langue au chat », l’écriture s’est enfin ancrée dans mon quotidien et j’aime vraiment cette double vie, ma vie réelle et celle de mon imagination. 

L’une alimente l’autre, l’écriture fait le lien entre mon endroit secret, celui de mes personnages, de mes intrigues qui trouvent souvent leur origine dans la complexité du monde réel. Pour moi, l’écriture est aussi un prétexte pour questionner avec les lecteurs un monde qui me dépasse, m’affole, me met en colère et m’émerveille. Et puis, surtout, quel pied ! Quelle liberté est-ce d’inventer des histoires qui embarqueront (je l’espère) des lecteurs dans mon univers ! Quelle chance ai-je de partager des émotions avec elles, avec eux ! Car ça c’est primordial, qu’un livre soit une vraie aventure qui ne nous laisse jamais indifférents !



Pour découvrir plus amplement l’univers littéraire de cette auteure de polar, rendez-vous sur www.lescoudeesfranches.fr, où vous pourrez vous procurer « Je donne ma langue au chat », en version brochée ou numérique, ainsi qu’en librairie.


Je donne ma langue au chat, Pauline Salvi, Ma Folie Livresque

Synopsis :

Besançon, entre passé et présent, une énigme.

Mais qui donne sa langue au chat ?

Fraîchement nommée commissaire, Aliénor de Staël débarque à la criminelle de Besançon, mais pour cette névrosée de trente-quatre ans, difficile de faire sa place. Et ce n’est pas avec une affaire de chats disparus que voudrait lui refourguer sa voisine qu’elle se rendra crédible auprès de son équipe.

Mais quand des Anges de l’Apocalypse surgissent dans la ville, laissant derrière eux des traînées de sang et des rumeurs assassines, son esprit génial et tordu peut enfin se déployer. Aliénor s’embarque alors dans la traque de ces vengeurs masqués venus d’un autre temps, d’une autre Histoire, celle de Madeleine Crans, érudite insoumise au XVIIe siècle.

Avec cette première enquête de la commissaire Aliénor de Staël, Pauline Salvi nous entraîne dans les dédales d’un Besançon entre deux âges, à la poursuite d’ombres noires adeptes d’un monde fantasmé, viril et pur.


Pauline Salvi a reçu le Prix DECOUVERTE LA VOUIVRE 2025


➡️ En bref : 

Pauline Salvi, nouvelle plume dans le monde du polar, m’a contactée via mon blog Ma Folie Livresque pour me présenter son premier roman, « Je donne ma langue au chat ». Ce polar, qu’elle m’a gentiment fait parvenir pour une chronique, se révèle être une véritable immersion dans une intrigue où se mêlent suspense et références historiques. .



➡️ Vous pouvez suivre Pauline Salvi sur :



➡️ Je vous partage mes chroniques pour :



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🎙️ PAULINE SALVI : L’INTERVIEW ! est menée par Marie-Laure, blogueuse et chroniqueuse de Ma Folie Livresque

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